Avec le sourire

Les copains, vous l’aurez compris sans doute, j’ai (encore) changé de job. Enfin de société. J’ai cru à un moment que l’herbe serait plus verte ailleurs. Après avoir subit les affres d’une « patronne » bipolaire tendance parano dans une société ultrapolitisée où les ronds de jambe et les poignards dans le dos sont légion, j’ai osé espérer entrevoir un bout de ciel bleu quelque part ailleurs.

Grosse erreur.

Je ne vois même plus le ciel de mon bureau puisque je tourne le dos à la fenêtre.

L’expérience acquise ne m’a été d’aucun secours, je me suis faite avoir comme une débutante. Pourtant sur le papier c’était beau, sans doute trop.

J’ai toujours su quelque part que je n’avais pas choisi la bonne voie. Je suis pas mauvaise dans ce que je fais, je crois même qu’aujourd’hui je serais même plutôt bonne. Mais finalement, ce n’est pas vraiment ce qu’on me demande. Surtout ne pas trop parler, surtout garder des traces, surtout faire la ravissante idiote, surtout rester à sa place et s’adresser aux « grands », ceux qui ont le pouvoir avec le sourire en sachant enrober dans du miel ce qui fache. Et ça moi, je sais pas faire. Et pire j’ai pas envie.

Ce qui me tue le plus c’est que si j’avais été un mec, jamais on ne m’aurait dit, demandé ça. Une femme en est encore réduite à devoir ne pas paraitre trop intelligente ou trop franche. Une femme dans le monde du travail doit plaire avant d’être compétente, du moins dans mon monde professionnel à moi.

Quelques fois j’ai envie de tout plaquer, de dire merde à tous ces gens si plein de leur importance déplacée, certes je gagnerais sans doute moins bien ma vie,quoique, je rencontrerais sans doute toujours des cons et des incompétents, mais la liberté d’être son propre chef est sans aucun doute la plus grande fortune qui existe. Si seulement j’étais douée…

Il y a toujours cette envie d’ailleurs, cette envie de quelque chose de simple et à la fois d’inaccessible, un peu comme cette envie de vivre à la ville et de se réfugier au milieu de nulle part, à la campagne ou au milieu d’un océan. Il y a toujours ces rêves qui nous tiraillent le soir quand vient la nuit, ceux que l’on a mit de coté car on n’a plus le courage de les réaliser, ceux qu’on remet à plus tard, un jour peut être, ceux que l’on planifie et qu’on veut voir se réaliser mais qui se confrontent à la vie, ceux que l’on a concrétisé et dont on a oublié toute la saveur voire pire, qui nous font regretté de ne pas avoir choisi une autre voie…

C’est sans doute ca, la mélancolie.

4 Commentaires

  1. Ne lâche pas tes rêves ,ne lâche pas tes envies ,ne te laisse pas emmerdé par des patrons plein de fric qui on oublié ce qu’était de vivre et d’être humain. Je déteste ces grosse machine à fric . Bas toi pour ton bout de rêve !
    Une seule vie et tellement de possibilités !!

  2. Loxy dit : Répondre

    <3

  3. Un message de soutient car je sais ce que c’est vu que dans mon domaine il se passe la même chose. Je crois aussi que c’est la mentalité française qui veut ça. Moi j’ai pris le parti de m’en foutre et de me détacher complètement de mon travail. Après c’est plus facile quand tu es extérieure à la boite. Je t’avoue que maintenant que je cherche un cdi ça me fait un peu peur.

  4. Ah ben tu vois, même si je ne suis que stagiaire, j’ai posté un billet du même genre la semaine dernière.
    Et tout ce que tu dis là, je le comprends tellement!

    Allez, courage ma belle!

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