When you’re strange

Faces come out of the rain

When you’re strange

No one remembers your name

Dès le départ on est propulsé en pleine road trip de la Perception.

Les Doors, qui tiennent leur nom d’un poème de William Blake , sont sans conteste le groupe qui incarne au mieux la période Hippie, un laisser passser au paradis perdu  sous fond de guerre du Vietnam immersion Platoon ou Full Metal avec Nixon en fantôme fantoche et prude.

Les Doors, c’est un peu LE groupe que j’aurai aimé connaitre de son vivant, j’aurai sans doute été une junkie à poil ou presque complètement stone à chacun de leur concert cherchant la fameuse perception ultime. Enfin j’imagine comme on s’imagine souvent psychédélique si l’on avait pu vivre cette époque.

Les Doors, c’est avant tout Jim. Les poèmes de Jim, sa voix, son amour pour Pam, ses explorations intérieurs mortelles, ses frasques et les dégats des drogues sur sa vie, sa mort.

Les Doors, c’est un film de Stone, critiqué certes, mais merveilleusement incarné par Val Kilmer, une BO exceptionnelle avec des poèmes mis en musique à titre posthume.

Et puis CE documentaire, When you’re strange, sans aucun doute le documentaire qui deviendra la référence sur ce que fut les Doors. Un film de fans, un film de nostalgiques aussi et pourtant un film qui a plu à mon novice de chéri. Une oraison funèbre époustouflante, un vrai revival de ce que fut un génie des mots empli de cette soif insatiable de liberté qui a eu la chance de rencontrer des musiciens de haute volée.

Dire que ce doc m’a plu est une évidence, et pourtant comme à chaque fois que j’écoute les Doors il y a en moi une réminiscence de mélancolie, comme un rappel de la part sombre de moi même.

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